Peintures 2019

Extraits de « Lieux de rendez-vous »
Texte complet ici

(…) commencer par évoquer l’image de ce petit oiseau à l’encre de chine, à échelle réelle, symbole de ma liberté, qui un jour de 1996 est venu se poser sur la toile afin de témoigner par sa présence que la peinture n’était qu’un leurre. (…)
(…) J’ai toujours travaillé à la campagne, mais que reste-t-il aujourd’hui des espaces agrestes ? Poussés par la politique de remembrement rural n’ont-ils pas disparu en même temps que le thème du paysage dans l’histoire de la peinture ? Les peintres ont alors déposé leurs rêves en oubliant la peinture de paysage, au même moment où le paysan devenait un exploitant agricole, tous les deux acceptaient d’être des acteurs de la la spéculation, de tourner le dos à la simplicité de la vie pour mieux embrasser le monde de la production (…).

Il fut un temps où paysage vert et vie animale étaient un espace commun, un temps où l’homme très respectueux de la nature effaçait son passage, puis vint celui où il décida de transformer, de détruire, d’arracher des haies, des bois, détourner des rivières, assécher des ruisseaux, combler des chemins creux afin de créer des espaces ouverts aux vents, aux gelées, aux inondations, des surfaces privées, géométriques pour mieux mécaniquement et artificiellement les exploiter. Ces champs bordés de clôtures artificielles qui vus d’avion réduisent le paysage à une seule image décidée et imposée par l’homme sont comme ces peintures sans profondeur, simplifiées au maximum. La clôture fractionne le paysage, elle le découpe nominativement en citant les propriétaires et ainsi le contraint, le soumet, le viole et le détruit.
Quand le paysage n’est plus qu’une image fabriquée on le traite d’environnement, d’espace naturel, ou tout simplement de nature, comme si la campagne ne devenait qu’un projet à tableau (…).
(…) Dans « Lieux de rendez-vous » je souhaite créer une atmosphère sans galanterie avec ce jeu d’images et de sens, des confrontations improbables, deux espaces dans les 4 coins du format comme une conciliation des contraires. (…)

Septembre 2019

Série : Sentiment pénible de l’oubli, mars-mai 2019, 50x40cm, 28 unités.

Série : Chemin de traverse, avril-mai 2019, 50x40cm, 21 unités.

Série: L’écume des vagues, juin 2019.

Atelier Purgerot (70) depuis juin 2019, grands formats de la série : Mes lieux de rendez-vous, 140x200cm, 173x173cm, 130x173cm, 150x150cm, 120x120cm.

Atelier Collioure (66), petits et moyens formats de la série : Mes lieux de rendez-vous, 70x50cm, 80x60cm, 100x100cm, 120x80cm.

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