OBJETS 2018

Farouchement, pelle, tête de canard, 110x45 cm, mai 2018

Silence abstrait , 160x50 cm, cornes de bélier, sept petits tableaux, juillet 2018

La souille du peintre, palette + perdrix grise, 40x47 cm, juillet 2018

Insomnie, coquillages et fourrure, 36x56 cm, mai 2018

À nos éclipses, 2018.

À nos fêlures, 2018.

Dans un brouillard piquant, 2018.

Dominé par les illusions, 2018.

Essuyé par la lumière, 2018.

Il était une fois, 2018.

Joséphine, 2018.

Que sont mes amis devenus (Rutebeuf), 2018.

Desbouiges ironise et s’amusera de notre étonnement devant tant de mirages, lui qui semble mû par le plaisir insatiable de créer des objets métaphoriques qui jouent sur les mots et sur notre sensibilité : « la mise en tableau » équivaudrait à une mise au tombeau. Le gibier ici mis en scène ne l’est pas en tant que trophée mais en tant que succédané de la relation faussée que nous entretenons avec la nature. Il est, impassible, le témoin silencieux de la mort , la victime de nos jeux de fête foraine. Mais dorénavant c’est lui qui nous traquera. Les bois de cerf peinturlurés et accessoirisés comme des clowns sont les rois d’un cirque virtuel qui nous fait froid dans le dos. L’univers de la chasse est une référence trompeuse comme toute référence et c’est bien ce qui permet à l’artiste d’exercer son esprit critique et de mettre à la question sa propre liberté. Qu’est-ce qu’un animal sauvage (ou un tableau) pour nous s’il n’est pas mort ? Qu’est-ce que la nature (humaine) si elle n’est pas nassée ou piégée? Qu’est-ce que peindre, si ce n’est pas exhiber le sous-jacent, le non-dit, ce à quoi on souhaite confusément ne pas être confrontés ?
Desbouiges est à l’affût sous sa bâche de camouflage.

Christian Arthaud 2018, Commissaire d’exposition « Picasso et les contemporains », Musée de Vence

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